pexels-sam-lim-1586205.jpg

un peu d'histoire

Le chanvre, du mot cannabis en latin, est la première plante domestiquée par l’homme.

Malgré le flou sur sa période d’apparition et sur ses origines géographiques, des fouilles archéologiques ont découvert en chine, des céramiques décorées de tiges de cannabis datant de l’âge de pierre. L’exploitation du chanvre si tôt dans l’évolution de l’homme est due aux diverses propriétés de la plante. En effet, il était cultivé pour ses graines riches en minéraux, en vitamines et en acide gras essentiels ; pour la solidité de sa fibre dans la conception de cordes, de filets et bien plus tard du textile et du papier.

 

Enfin il était principalement utilisé pour ses qualités médicinales. Pourtant, c’est en Égypte antique que l’on retrouve les premières traces écrites de l’utilisation de l’huile de chènevis à des fins thérapeutiques. Puis en Chine, au IIIe siècle, pendant la période des Han, où les opérations sous anesthésie été réalisées avec l’aide médicale du chanvre. 

la répudiation

Toutefois, c’est à la renaissance que le cannabis commence à être décrié. L’Église par le biais du pape Innocent VIII et des tribunaux de l’Inquisition vont contribuer à marginaliser les traitements médicinaux à base de chanvre. 

 

Puis, c’est en 1937, aux États-Unis que le chanvre prend un véritable coup d’arrêt. La prohibition, qui fut un véritable échec, permit à la Marijuana de devenir très populaire sur le marché parallèle. Si bien que les autorités, à l’aide des lobbies de l’industrie du coton, du nylon et d’une partie de la presse liées aux intérêts des entreprises forestières instaurèrent la taxation de tous les acteurs de la filière du chanvre par le biais du Marihuana TaxAct.

C’est à la fin du XXe siècle et face aux nouvelles situations environnementales que les états ont ranimés la filière du chanvre, laissant place aux retours des savoirs ancestraux en matière de cannabis thérapeutique. 

pexels-james-wheeler-1534057.jpg

la compréhension

En réalité, la structure de la molécule du cannabidiol (CBD), un constituant majeur des cannabinoïdes issus du chanvre, fut découverte en 1964 par le professeur Mechoulam. 


Une vingtaine d’année plus tard, le professeur Hanus accompagné de son équipe et du professeur Mechoulam, découvrirent le système endocannabinoïde. 


En résumé, le système endocannabinoïde est un dispositif qui permet de maintenir l’équilibre de notre corps. Il est constitué par les récepteurs cannabinoïdes (CB1 et CB2) et se retrouve chez tous les vertébrés ainsi que chez un grand nombre d’animaux. On peut les identifier au niveau du système immunitaire, du système nerveux central, du foie, des poumons, des muscles etc... Le système endocannabinoïde joue d’innombrables rôles dans notre organisme, qu’il est difficile de tous les citer. Sommairement, il réduit les inflammations, régule le stress et augmente le temps de sommeil. 

la PERPLEXITÉ

Aujourd’hui, de nombreuses recherches ont établis les bienfaits du cannabis. Si bien que l’on peut retrouver un médicament générique à base de CBD, utilisé chez les patients atteints de scléroses diverses. Qui plus est, depuis 2005 un nombre croissant de nations autorisent l’usage du THC pour des fins médicales (Canada, USA, Pays Bas). 

Le tetrahydrocannabinol (THC) est le principal cannabinoïde aux propriétés psychoactives du cannabis. La substance active aux effets psychotropes provient de la même plante et créé souvent l’amalgame. Le THC a tendance à se lier avec le récepteur CB1 abondamment présent dans le système nerveux central et périphérique. À haute dose il peut occasionner de l’anxiété, de la paranoïa et de la dépendance. 
De ce fait, la légalité du CBD s’est fait tarder dans la plupart des pays de ce monde et reste encore pour beaucoup, un stupéfiant.
Néanmoins, on peut espérer que le cannabidiol dans toutes ses formes soit approuvé comme remède aux douleurs menstruelles, comme traitement alternatif à la dépression ou encore comme recours contre la douleur, l’inflammation et le cancer. 

hemp-gd378c1db6_1920.jpg

la FUSION

En 2015, en Auvergne, des archéologues français ont découvert à l’intérieur d’une tombe, un vase de vin infusé de chanvre.

À l’époque Gallo-Romaine, les Gaulois cultivaient le cannabis pour sa fibre mais aussi pour son coté médical. La raison exacte pour laquelle, nos ancêtres infusaient du cannabis dans du vin reste encore flou. Les vins antiques ne se conservaient pas, on y mettait un peu de tout pour pouvoir les avaler. Néanmoins, on peut être amené à penser que les effets relaxants ou psychotropes du cannabis pouvaient être désirés.

 

En Géorgie, 7500 ans plus tôt, soit en 8000 avant notre ère, l’Homme cultivait déjà le raisin pour en faire du vin additionné de résine végétale. Nous ne pouvons pas affirmer que ces exsudats soient secrétés par la première plante domestiquée par l’homme, car aucune recherche ne le démontre. 

Seulement, nous pouvons à priori émettre l’hypothèse que la plante végétale utilisée pour faire la résine soit le chanvre. Alors l’histoire du vin et du chanvre serait si ancienne qu’elle pourrait se confondre avec l’histoire de l’humanité.

 

le paradoxe français

Le resvératrol est un polyphénol (tanin végétal), ou plus précisément une molécule que l’on retrouve dans certains fruits comme le raisin, les mûres etc... Cette substance aurait des effets bénéfiques sur les maladies cardiovasculaires. Ainsi, le vin consommé avec modération dans un régime alimentaire méditerranéen justifierait le fameux french paradox (les méditerranéens ont une alimentation riche en graisses saturées mais ont moins de maladies coronariennes).

 

Finalement, consommer du vin au CBD avec parcimonie pourrait potentiellement apporter des effets bénéfiques au corps humain et expliquerait aussi l’utilisation ancestrale de cette pratique.